Tout a commencé par une frustration. On cuisinait sérieusement — bonne viande, bons produits, bonnes techniques. Mais quand on posait les yeux sur notre plan de travail, c'était le grand écart.
Des planches bon marché, trop légères, qui gondolent au bout de six mois. Des surfaces traitées aux produits chimiques qu'on préférait ne pas connaître. Du matériel qui ne méritait pas ce qu'on posait dessus. En France, on sait produire de l'exceptionnel. Mais pour les planches à découper ? On faisait avec ce qu'on trouvait. Et c'était décevant.